Adam Smith
- Septième Partie, Section 2, Chapitre 1

Quand ces trois parties différentes de notre nature sont dans un accord parfait les unes avec les autres, quand ni les passions irascibles ni les passions concupiscibles ne tendent à des satisfactions que la raison désapprouve, et quand la raison ne nous commande rien que ces passions ne nous fassent rechercher d'elles-mêmes, cette heureuse composition, cette harmonie pleine et entière de l'âme, constitue la vertu que la langue des Grecs désignait par un mot que nous traduisons ordinairement par celui de tempérance, mais qu'on pourrait appeler plus proprement sobriété, modération, ou bon tempérament.

la sophrosyne
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