Platon
- 249b-c

Il faut, en effet, que l'homme arrive à saisir ce qu'on appelle forme intelligible en allant d'une pluralité de sensations vers l'unité qu'on embrasse au terme d'un raisonnement. Hors, il s'agit là d'une réminiscence des réalités jadis contemplées par notre âme quand elle accompagnait le dieu dans son périple, quand elle regardait de haut ce que nous appelons à présent être, et qu'elle levait la tête pour contempler ce qu'elle est réellement.

A la chute de l'incarnation correspond une ascension vers les formes intelligibles, à partir des sensations qui correspond à une rétrocession en tant que réminiscence: on revient à ce qu'on contemplait avant. Notre condition mortelle, terrestre, dépend de notre ouverture préalable à la vérité et Platon distingue différentes formes d'incarnations humaines en fonction des contemplations passées : celui qui aura vu le plus ce lieu de l'intelligible, c'est le philosophe, puis le roi, l'homme politique, l'athlète, le devin, le poète, l'agriculteur, le sophiste et enfin le tyran.
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