Aristote
- A, 2 983a

il ne faut pas penser qu'une autre science est plus précieuse qu'une telle science, car la plus divine est aussi la plus précieuse.

Il s'agit ici de la sagesse, c'est-à-dire de la science première, celle de l'être en tant qu'être. Elle est souvent présentée dans les traités de métaphysiques comme un savoir de type divin (Λ 1074b, ou encore A, 2 983a), réaffirmant le lien entre philosophie première et théologique. Cette analogie est déjà présente chez Platon, pour qui le domaine de ce qui est sage est celui du divin, notamment dans le passage de La République, X 611e qui suit l'évocation de Glaucos, le dieu marin. Le discours du Philèbe assimile également les sciences premières aux sciences divines, ayant pour objet "la notion du cercle en soi, de la sphère en soi". Enfin Aristote, dans l'Ethique à Nicomaque, pose l'identité du bonheur et de la theôria, puisque cette activité des humains ne doit pas se borner à penser les choses humaines, mais à penser, autant qu'il est possible, ce que pensent les dieux (X, 7-8).
« Précédent science cause philosophie dieu sagesse Suivant »